vendredi 15 juin 2012

Le Snu ?

Grande question... suis-je encore atteinte du Snu ?

Déjà, pendant ma grossesse, je me rendais bien compte que ça ne fonctionnait plus aussi bien dans mon cerveau : j'oubliais des choses, je n'arrivais plus à réfléchir correctement...
Et voilà que deux mois après avoir accouché, je me rends compte qu'en fait je suis toujours malade de ce mal voire même en pire !!

Je rappelle que le Snu, c'est le Syndrome du Neurone Unique dont mon amie Charline m'avait révélé l'existence et qui m'avait rassurée sur mon état ;)
Oh ! joie des suites de couches... on se remet de sa fatigue, on prend ses marques, on s'adapte à sa nouvelle vie, et voila que l'on se rend compte qu'on n'est plus capable d'écrire quelque chose sans fautes d'orthographe et d'accord toutes les lignes (pardonnez-moi donc si vous relevez des fautes, je fais attention, mais je n'y arrive pas !). Embarras devant mon mari qui me demande de vérifier ses écrits et obligation d'avouer qu'on ne sait pas, qu'on ne sait plus...
Impression que le cerveau tourne au ralenti... par contre, il est hyper vif pour repérer les appels de bébé, ça y'a pas de soucis !! Enfin, c'est une impression assez désagréable qui disparaîtra assez rapidement je l'espère, tout du moins avant ma reprise du boulot quand même.
Je n'arrive plus à réfléchir et à raisonner rapidement, j'ai besoin de beaucoup plus de temps et encore, je me trompe, parfois... Par contre, les lessives, elles, elles s'enchainent sans plus que j'oublie la lessive, lol.
Je souffre d'un autre syndrome, mais pas lié au Snu, je pense : c'était bien, durant la grossesse, je ne perdais plus mes cheveux, ils ne s'abimaient pas non plus... et ben c'est fini !! fourches en pagaille, et surtout je les perds par poignées, je rattrappe le temps perdu, en somme. Et puis avec un bigorneau qui commence à attraper tout ce qui passe à portée de main, ça devient sympa les tétées où il tire sur les cheveux et ne les lâchent plus... Du coup, il y en a partout ! sur bébé, sur ses vêtements, sur son lit, partout dans la maison. Je déplorais le fait qu'il avale des poils de Titou, et ben maintenant, il peut comparer avec les cheveux de maman !!

Allez, le Snu est un mal répandu !! dois-je apprendre à vivre avec ou le combattre ??

jeudi 31 mai 2012

Liens entre terre et mer

            Il faut l’avouer, lorsque je suis arrivée à Aubusson, je n’étais pas vraiment très enthousiaste… et encore, c’est un euphémisme !
            Je ne pouvais concevoir de vivre si loin de la mer, dans une région montagneuse, au climat si « rude »…
            D’un autre côté, je savais que le hasard n’existe pas, et que le fait de vivre quelques temps au vert m’apporterait beaucoup pour mon expérience personnelle, mais, c’est vrai, j’ai pleuré, j’ai été effrayée à l’idée de me retrouver seule si loin de tout.

Blason de l'Aunis
source : wikipedia
            En réalité, il existe des liens étroits entre Aubusson et ma région d’origine, mon département, ma province !! Cela, je m’en suis rendue compte assez rapidement :
            Lorsque j’ai annoncé mon départ pour la Creuse, je me suis rendue compte que des proches étaient originaires de ce département. En y réfléchissant, on voit beaucoup de « 23 » en vacances par chez nous. C’est déjà signe que des liens existent entre les deux régions. Ensuite, en se promenant dans la ville, il n’est pas si rare que ça de voir des voitures immatriculées « 17 » et ça me fait toujours sourire lorsque j’en vois, car je me dis que ces gens viennent de et connaissent mon chez moi !
            Beaucoup de gens habitant et travaillant sur Aubusson ou en Creuse sont originaires de Charente-Maritime… existerait-il des migrations entre les deux départements, des échanges de population ?
            J’ai pu aussi constater que rien que dans la rue dans laquelle j’habite, il y a une voiture avec l’autocollant de la ville de La Rochelle, le fameux triangle bleu que l’on reconnaît de loin et qui nous montre une certaine appartenance, et une autre avec l’autocollant du pont du Martrou, le fameux triangle vert (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…) Cet autocollant a été utilisé un moment pour passer gratuitement ce pont au-dessus de la Charente, sur un laps de temps où il ne suffisait plus d’être immatriculé 17. Cela n’avait pas duré longtemps et peu après, tous les Maricharentais pouvaient de nouveau franchir ce viaduc gratuitement. Je note au passage que cela me fait très bizarre de passer maintenant sans la gare de péage, puisqu’il est gratuit pour tout le monde dorénavant, et cela va bientôt faire 10 ans même !! (vieillirais-je ??)
            Notre voiture, bien que résidents creusois, est immatriculée elle aussi 17, puisque nous avons les nouvelles plaques ;) Nous les avons changées à La Rochelle, c’est pour cela que du coup, nous avons cette originalité qui me fait particulièrement plaisir il est vrai. Cela me permet de ne pas passer pour un baignassou et me fondre dans la circulation locale sur l’Ile de Ré et à La Rochelle, et marque mon origine locale dans la ville dans laquelle je vis désormais, et l’indique aux touristes de passage : il y a peu, une dame qui passait dans la rue, voyant le 17 sur notre plaque, m’a signalé qu’elle aussi venait de là !
source : Wikipedia
            Bref, les liens entre les deux régions sont quand même assez forts : que ce soit au niveau du tourisme, des aléas de la vie, dans un sens comme dans l’autre, des Creusois sont dans le 17, et dans le 23 sont des Maricharentais ! Je ne suis donc pas si seule en fin de compte, petite ilienne égarée dans le vert…
source : wikipedia

source : wikipedia

lundi 30 avril 2012

La famille

Récemment, sur Facebook, je suis tombée sur un article publié par une cousine (Anaïs pour ne pas la nommer) qui s'interrogeait sur la famille. Il regrettable pour elle de constater que sa famille de sang n'était pas aussi proche que la famille qu'elle s'était construite, et se demandait donc naturellement ce qu'était en réalité la famille...

Cela fait réfléchir...

Je pense, comme dit l'adage, qu'on ne choisit pas sa famille, mais ses amis, certes...

Notre famille avec laquelle nous sommes liés par le sang, si tant est qu'on a pu la connaître fait ce que nous sommes en tant qu'adulte pour une grande partie je pense : soit on refait les mêmes choses (ça ne vous est jamais arrivé de vous dire "Tiens, on dirait ma mère !!" ou "On dirait mon père !") et cela de manière totalement involontaire ?
Soit au contraire, on réagit à l'opposé en réaction à ce que nous avons vécu (mal vécu) : je me souviens très bien de ma grand-mère très à cheval sur la propreté de sa maison, et elle disait tout le temps que sa mère ne s'occupait que des bêtes de la basse cour et que leur intérieur n'était pas entretenu, et qu'elle avait toujours eu horreur de cela. Donc, elle veillait miticuleusement à la propreté de son intérieur, et protégeait à l'aide de "boudins" tout ce qui pouvait être abimé, boudins eux-même protégés par des couches de poches...

Après, il y a la famille qu'on se construit, à partir de l'être aimé notamment. Lorsque l'on a de la chance, nous sommes accueillies au sein de la belle famille comme un membre à part entière, et ça, c'est génial. C'est mon cas, et j'apprécie cette chance. Avec ce même être aimé, on construit ensuite sa propre famille "nucléaire" : des poissons rouges, une chienne, un fils... Bon, je suis d'accord, tout n'est pas à mettre sur la même ligne, d'autant plus que nos poissons rouges n'occupaient pas la même place que Titounette ou notre enfant, bien sûr ;) Cette famille nucléaire, que l'on crée avec son chéri, c'est à nous de la façonner... mais pouvons-nous passer au travers de nos démons ou de notre éducation ?
 



Cette image a pour titre : La famille, ça va ?, titre suivant le contour des corps du père et de la mère. Je tiens à préciser que cela ne ressemble en rien à la famille que je veux construire, mais ce thème de la famille m'a fait penser à cette affiche, que j'aime beaucoup car sans texte, les arguments de l'auteur sont très forts...

mardi 24 avril 2012

Une vie chamboulée

Cela fait maintenant un peu plus d'une semaine que nous sommes rentrés de la maternité, et bébé va bientôt avoir trois semaines. Petit à petit, la vie s'organise ou se réorganise autour de ce petit être que nous avons encore du mal à comprendre parfois.
Personnellement, j'ai pris le parti d'être beaucoup plus "zen". Après tout, des enfants, il y en a depuis que l'homme est homme, et ni mon mari ni moi ne sommes plus bêtes que les autres, nous pouvons y arriver.. Nous avons besoin d'un peu de temps, enfin, surtout moi... C'est fou comme mon mari est confiant à ce niveau là, alors que moi, je suis un peu perdue encore.
Du coup, je me concentre sur l'allaitement : tétée, repos, tétée, repos, lessive, linge, tétée, repos... Paradoxallement, mon taux d'hémoglobine remonte, mais je suis fatiguée, heureusement que Papa est là pour s'occuper du ménage et de la cuisine, et aussi de bébé bien sûr !!

Un point à renforcer maintenant : le dodo de bébé... Il a pris la bonne habitude de s'endormir sur mon sein, et après ses phases d'éveil, s'il n'a pas faim, il ne veut pas se rendormir tout seul :( C'est dur dur, mais je pense que nous prendrons nos marques assez rapidement (enfin j'espère). De plus, malgré l'allaitement, je pense qu'il souffre de légères colliques : il est bien, et d'un seul coup, il se tord et pleure. Il a aussi des gaz, du coup, on lui fait faire le rôt, ça a l'air de le soulager le petit bonhomme... Bref, la vie continue avec un petit bout de chou qui réclame beaucoup d'attention, mais c'est normal, nous l'avons voulu :D

Désolée si je parle bébé, mais je n'ai plus vraiment l'énergie de continuer mon tricot : je suis à la moitié du deuxième châle en dentelle, j'avais stoppé quelques jours avant l'accouchement, je n'ai pas repris, car ça demande de la concentration que je n'avais pas. Je sens que mes forces reviennent, mais je suis toujours fatiguée ; il faut dire que depuis que je suis enceinte, je n'ai pas passé une seule nuit complète, et je pense que cet état va continuer encore un moment ! Mais bon, c'est pour la bonne cause, c'est pour nourrir un petit être qui ne demande qu'à grandir et être fort, alors je peux attendre encore pour faire une bonne nuit. Je suis sûre qu'en plus, cela viendra plus vite que je ne le pense !

Pour finir, je voudrais adresser encore un énorme Merci à Ilse pour ses conseils avisés et rassurants. Je me rappelle aussi d'avoir lu un jour sur son blog que les mères parfaites n'existent pas, alors, j'ai le droit de faire moi aussi des erreurs par moment. Le principal, c'est d'être bien, et d'assurer la bonne alimentation de mon enfant. Je remercie aussi toutes celles qui m'ont réconfortée dans un moment de fragilité où je doutais de moi et de mes capacités, vous m'avez toutes aidée à reprendre cette confiance dont j'ai tant besoin et une certaine "Zenitude" vis-à-vis de ma nouvelle vie et de mon nouveau rôle de mère ! Pour l'anecdote, dimanche, en allant voter, une femme s'adressait aux électeurs et a dit qu'un enfant mal nourri était un enfant assassiné (en nous regardant mon mari et moi avec notre fils)... Heureusement que j'avais pris la résolution de moins m'inquiéter, car ce genre de propos est quand même assez flippant ;)

mercredi 18 avril 2012

Retour de maternité ou inquiétudes d'une mère trop inquiète

ça y est, notre petit gars est arrivé au monde !! Grande joie pour les parents qui l'attendaient depuis si longtemps ainsi que pour toute sa famille...

Je pense que comme toute nouvelle mère, je me pose bien des questions qui n'ont pas lieu d'être et j'essaye de me rassurer comme je peux.
J'ai fait le choix de l'allaitement, mais bébé a ses rythmes bien particuliers... mange-t-il assez ? tant qu'il remplit ses couches et continue d'avoir ses bonnes joues bien joufflues, je me dis que oui. Normalement, bébé sait ce qu'il doit avaler et on n'a jamais vu un enfant se laisser mourir de faim ! Il dort paisiblement, et est bien éveillé lors de ses phases d'éveil, alors, ça doit aller, non ?
En fait, je pense que cette crainte vient du pédiatre de l'hôpital, exigeant que je le nourrisse toutes les 3 heures maxi, car il trouvait que mon petit était trop petit (alors que bien proportionné et tonique ?) Puis Bébé reprenant bien du poids, il a exigé toutes les 4 heures maxi. C'est dur de devoir réveiller son enfant pour le mettre au sein, car d'une, il est mal réveillé, et de deux, il tête mal. De plus, les sages-femmes recommandent d'allaiter à la demande, tout comme les chartes d'allaitement maternel... Et comme je suis restée longtemps à la maternité (à cause d'un problème de coagulation), j'ai l'impression de l'avoir tout déréglé mon petit. Cela fait moins d'une semaine que nous sommes rentrés, je pense que nous devons prendre nos marques petit à petit, et j'espère que cette angoisse va vite s'estomper chez moi !

La deuxième inquiétude vient du fait de mes capacités : suis-je réellement capable de m'occuper de ce tout petit ? J'étais fière de montrer à la maternité que je reprenais du poil de la bête et était capable de m'occuper de mon enfant toute seule, y compris la nuit. Mais le retour à la maison, même s'il s'avère salvateur pour mon état mental, correspond aussi à des phases d'éveil de mon enfant plus grandes et des interrogations sur ce qu'il a (ou n'a pas ?) Je l'ai nourri, je l'ai changé, mais il chouine toujours... si je le laisse, il pleure !! et c'est dur de laisser pleurer son enfant, surtout aussi jeune ! je voudrais le réconforter ! mais heureusement, pour l'instant, nous avons toujours trouvé des solutions comme jeux, chansons, promenade dans les bras ou remise à la tétée...

Toujours cette question de la tétée : on me dit "à la demande". Ben voila, il dort la nuit quasiment 6 heures d'affilée, on ne peut pas se plaindre en tant que parents. Par contre, après, dans la matinée, il réclame souvent, toutes les heures, voire toutes les heures et demies. J'imagine tout simplement qu'il récupère. On me dit de le stimuler plus lors de la tétée : mais lorsqu'il s'endort profondément, je ne vais quand même pas le secouer non plus ?? S'il rejette le sein, je me dis qu'il est repus, et que ça ne sert à rien de le forcer non plus... Nous sommes dans le premier mois de sa vie, tous nos apprentissages sont à faire, mais je suis à la fois inquiète, demandeuse d'avis, et de l'autre je me dis que je dois me faire confiance et que je dois lui faire confiance. Je me rassure en voyant que le lait coule à flot et qu'il boit goûlument et bruyamment : au moins, je suis sûre qu'il mange bien.

Certainement que d'autres inquiétudes viendront hanter mes journées, et je vous ai passé celles de la première nuit à la maison, dans sa chambre, loin de moi : respire-t-il ? a-t-il froid ? (c'est vrai que la maternité est surchauffée, vive les chocs thermiques !)

vendredi 23 mars 2012

Jeté torsadé

Il y a quelques jours, avec mon mari, nous avons déballé le parc qui servira à "mettre à l'abri" le petit de notre Toutou fou qui court partout... Au passage, il a l'air pratique, car pliable, on pourra l'emmener assez facilement chez les grands-parents, sur roulettes munies de frein, et réglable sur trois niveaux de hauteur. Par contre, le "matelas" semble bien dur pour accueillir un nouveau né. Cela tombait bien, car en rangeant mon bureau, pour le transformer en chambre, j'ai retrouvé un de mes premiers projets, réalisé il y a donc une bonne année maintenant : un plaid en torsade.
Il m'attendait sagement dans une grande poche, en vue de servir. Comment j'avais pu l'oublier ? C'est ma première grande réalisation, et j'en suis assez fière à vrai dire. Du coup, je l'ai mis dans le parc, pour l'adoucir un peu, et puis j'ai pris quelques photos pour garder en souvenir ce travail.

Au passage, désolée pour la qualité des photos... elles ont été prises directement dans le parc...

Il est réalisé à l'aide de plusieurs bandes, cousues ensuite les unes aux autres.

La laine utilisé est assez épaisse. Si je me souviens bien, je l'ai tricoté avec des aiguilles 7 et du fil de chez Plassard.
A la base, j'avais prévu d'alterner le marron et le gris, mais au moment de coudre les bandes les unes aux autres, j'ai un peu tout mélangé, ce qui donne au final une espèce de patchwork. Il doit y avoir 7 ou 8 bandes, plus ou moins larges selon le motif de la torsade.





Pour le haut des bandes, je me suis amusée à faire une terminaison en picots, mais j'avoue, on voit mal, là, sur la photo.

Bref, je suis heureuse d'avoir retrouvé ce jeté, et je suis contente de voir qu'il n'est pas trop mal réussi, surtout ;) (faut bien que je me la pète encore un peu, non ?). J'espère maintenant qu'il va tenir un peu le coup avec bébé, mais bon, on verra ça plus tard.

Il m'aura au moins permis de bien m'entrainer sur les torsades, et me donner confiance en ce que j'étais capable de réaliser !







Je sais, je parle beaucoup tricot en ce moment... J'ai réalisé un châle en dentelle, et je suis en train d'en faire un deuxième. Les photos et les détails viendront plus tard. Et bien sûr, il faudra aussi que je donne des nouvelles de notre Titounette poilue adorée :)

dimanche 18 mars 2012

Brassière BdF

            Pour finir avec la layette préparée en vue de l’arrivée du petit, en attendant de l’avoir « en vrai » pour lui faire tout plein d’autres choses, le dernier projet est une brassière, en laine Teddy, dont le modèle est toujours issu du dernier magazine layette de BdF (2011).
            Le futur Papa avait eu un coup de cœur pour ce modèle en feuilletant le magazine avec moi, alors, j’ai acheté ce qu’il fallait.
            Le souci, du moins pour moi, c’est que la Teddy est une laine poilue, et je trouve que ce n’est pas très facile de se repérer avec ce genre de fil. Mais heureusement, le modèle est plus que facile à réaliser : du point mousse, jersey, et diminutions-augmentations. Bref, rien de bien complexe à mon sens. La brassière se ferme par boutons pressions au dos.
            Le résultat donne une petite brassière toute douce, et très mignonne !

            Maintenant, il va falloir que mon petit bout joue les mannequins avec toute la layette prévue J